AU fil de nos développements, et malgré la montée en gamme de nos machines, nous cherchons à rester fidèle à nos principes fondamentaux, rassemblés sous le terme "Open Maker". L'esprit « Open Maker » s'est dessiné au fil de mes développements et obéit à un cahier des charges précis visant à favoriser l'auto-fabrication de machines à usage personnel par tout à chacun :

  • les pièces mécaniques non-spécifiques utilisées sont standards, pouvant être trouvées chez divers fabricants différents : vis, roulement à billes, barres lisses, profilés aluminium. Ceci différencie très clairement l'esprit « open maker » de certaines solutions matérielles opensource existantes qui utilisent en pratique des pièces assez spécifiques qui fait dépendre du fabricant.

  • le nombre de pièces mécaniques ou électroniques différentes utilisées est limité (effet « LIDL »). Un peu comme pour une distribution Linux, un choix de solution est fait pour chaque point fonctionnel à résoudre et ce choix est appliqué à chaque fois que cela est nécessaire.

  • les pièces mécaniques spécifiques sont imprimées et imprimables ou découpées et découpables. Les fichiers des pièces 2D / 3D en question sont fournis et libres de droits. Les pièces 3D imprimées sont « vraiment imprimables », c'est-à-dire dans un temps raisonnable avec une ou deux imprimantes : en pratique, la majorité des pièces s'impriment en 1H ou 2 et aucune pièce ne dépasse les 3H d'impression successives, ce qui garantit la réussite et évite la frustration. L'utilisateur final a la garantie de pouvoir ainsi réparer lui-même sa propre machine. Ceci permet également une relocalisation de la fabrication de ces pièces. Les pièces 2D sont usinables sur l'Open Maker Machine PRO, la CNC de notre gamme.

  • « low tech » : les technologies utilisées sont de « bas niveau » (effet « Solex »), robustes et simples, pouvant être mises en oeuvre par tout à chacun, à domicile, sans matériel spécialisé particulier en dehors d'un équipement de bricolage usuel.

  • conception modulaire : afin de favoriser la maintenance , de faciliter la construction, de rendre l'apprentissage plus simple, de permettre des ré-utilisations et combinaisons multiples (effet « meccano ») la conception d'ensemble est volontairement modulaire, aussi bien au niveau mécanique qu'électronique ou logiciel. Autrement dit, chaque élément fonctionnel peut être adapté, réparé indépendamment de l'ensemble (un truc à réparer/adapter = un truc à démonter/remonter). C'est en quelque sorte une transposition de la notion de « fonction » au sein d'un code qui est ici appliquée aux aspects matériels.

  • électronique opensource et non spécifique : l'électronique utilisée est programmable à volonté et peut-être utilisée pour votre machine ou pour une autre. Le micrologiciel utilisé est opensource et libre.

  • chaîne logicielle libre et opensource, aussi bien en ce qui concerne l'interface de contrôle de la machine (IHM - Interface "Homme Machine") que les logiciels de conception graphique 2D/3D et de génération des instructions machine.

  • lowcost : la conséquence de tous ces choix abouti à une machine « low-cost », dans tous les cas à un prix nettement inférieur au prix d'une machine commerciale équivalente et compatible avec un achat domestique.

En un mot, l'esprit « open-maker », c'est le DIY en version libre et opensource garantie, assurant une indépendance vis à vis d'un fournisseur ou fabricant précis, favorisant la réappropriation technologique dont la conséquence est l'indépendance technique, tout en bénéficiant de la coopération au sein de la communauté d'utilisateurs.